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Télécoms : une année riche en perspectives

Telecom Fusion Fibre optiqueLe secteur des Télécoms ne devrait pas échapper au fort dynamisme des opérations de fusion-acquisition. Que réserve l’année 2022 pour les entreprises des Télécoms ? Les experts d’AURIS Finance, cabinet de conseil en fusion acquisition, vous livrent leur analyse.

Sur le marché des fusions-acquisitions, le secteur des Télécoms dénote. À la suite de grands mouvements opérés au cours des années 2014-2015, les acquéreurs se sont, un temps, désintéressés de cette typologie d’actifs. Les investisseurs privés semblent aujourd’hui de retour et le secteur pourrait très vite être en proie à de nombreux mouvements de rapprochements.

Des actifs sous-valorisés

Depuis 2017, les entreprises Télécoms cotées en Bourse peinent à renouer avec leurs plus hauts historiques. En Europe notamment, ces entreprises qui se frottent aux marchés financiers sont souvent moins valorisées que les entreprises d’autres domaines. Ceci s’explique par les incertitudes qui pèsent sur le secteur. Les lourds investissements et la perspective de rendement à long terme peuvent décourager certaines actionnaires qui préfèrent se positionner sur des titres à la rentabilité plus immédiate. Le volet réglementaire notamment, qui pèse sur les marges via l’injonction au déploiement de la fibre sur l’ensemble des territoires, limite la liberté des entreprises. Enfin, le coût d’acquisition des nouveaux clients lié à la rude concurrence entre les acteurs tire également la rentabilité à la baisse.

Orange pose ses pions en Europe

Autant d’éléments qui expliquent le faible attrait des investisseurs pour les Télécoms. Reste que la donne est aujourd’hui en passe de changer. Déjà, le frémissement est net avec un retour des investisseurs privés, comme en témoignent la récente acquisition de VOO SA par Orange Belgium, ou encore celle de l’espagnol MasMovil par un trio de fonds d’investissement pour un montant de 5 milliards d’euros. La firme française Orange serait même désormais en passe d’opérer une fusion de sa filiale espagnole avec MasMovil, lui permettant ainsi de se positionner parmi les quatre plus gros acteurs du pays. Avec ce mouvement, Orange se rapprocherait de la taille de Telefonica, l’opérateur historique local.

Telecom Italia, acteur hautement convoité

L’autre mouvement majeur pourrait concerner Télécom Italia. Le groupe est aujourd’hui la cible du fonds américain KKR, qui serait prêt à débourser quelques 33 milliards d’euros pour cette acquisition. Ce rachat donnerait lieu à une privatisation de l’acteur italien, dont l’État est actuellement actionnaire à hauteur de 9,81 %. La crise sanitaire ayant fait prendre conscience à l’ensemble des États du caractère hautement stratégique des entreprises Télécoms, les Gouvernement italien surveille de près les velléités de rachat de cet actif national par le consortium américain. À noter, le français Vivendi est également actionnaire du groupe à hauteur de 23,75 %.

Nouvelles consolidations en perspective

Secteur complexe, car sujet à de nombreuses réglementations, le marché des Télécoms n’en demeure pas moins hautement stratégique. Au cours des prochains mois, de nouveaux rapprochements devraient faire la une des actualités. Dans ce contexte, les plus petites entités ne sont pas en reste : les fournisseurs des opérateurs, les entreprises spécialisées dans le déploiement de la fibre, sont autant de sociétés qui devraient être largement convoitées au cours de l’année 2022. De fait, le savoir-faire et la technologie détenues par ces ETI et PME restent indispensables au fonctionnement des opérateurs. Une opération de fusion-acquisition se prépare en amont. À chaque étape du process, les experts d’AURIS Finance spécialisés par secteurs vous accompagnent.

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